samedi 23 juin 2007

UN ARTICLE RUSSE...

C'est l'Ecrivain et atypique personnage Nicolas REY, qui dans l'émission tout autant atypique EN APARTE, m'a donné l'envie d'acheter, et plus encore, d'ouvrir et de lire l'ouvrage d'Emmanuelle Carrère, UN ROMAN RUSSE. En effet, étant fascinée par la Russie mes yeux n'avaient pas manqué de s'attarder sur ce beau livre à la couverture sobre, simple, dont seul le titre, tout aussi simple, ressortait. UN ROMAN RUSSE. L'abstrait et le mystère m'attirent, et c'est justement cela que traduisait le résumé en quatrième de couverture, mais pourtant je n'accrochais pas. Qu'était-ce ? Un roman ? Une autobiographie ?... Le flou, le prix, les trop nombreux livres achetés sans jamais avoir été lus, tout ceci contribua au non-achat de ce roman.
Puis voilà qu'un beau jour Nicolas REY en parle dans sa chronique. Comment ne pas boire les paroles de Nicolas Rey, comment ne pas croire ses dires ? Son enthousiasme habituel me parle. Un roman russe allait devenir mon livre de chevet, dès le lendemain l'investissement serait fait.
UN ROMAN RUSSE.
Première fois que je lis Emmanuelle Carrère. J'adore, j'adhère. Ce roman, qui n'en est pas réellement un, nous confronte à différentes histoires, divers personnages, nombreux lieux. Tous réels, tous sincères. Des situations, individus, lieux, propres à l'auteur, communs à Carrère, mais que l'on s'approprie l'instant d'un bouquin tant celui ci les fait vivre de manière romanesque. Il n'est plus seulement question d'une autobiographie mais alors d'une histoire, l'histoire de l'auteur certes, mais celui ci en nous en narrant tous les détails nous la fait aimer, et pénétrer à l'intérieure de celle ci devient sincèrement envoutant, prenant. Dans Un roman russe on découvre la vie d'Emmanuelle Carrère, notamment à travers sa vie sentimentale, familiale. Mais on y découvre aussi la Russie, par le biais de Kotelnitch, ce petit village à 800km de Moscou, la Russie profonde et ses habitants nous deviennent alors familiers, attachants, touchants. On s'imagine ce pays de contrastes, les extrêmes entre le peuple de la ville et celui des villages comme Kotelnitch, on s'imagine et on ne peut que s'émouvoir. C'est en cela qu' Un roman russe n'est pas uniquement une autobiographie, c'est aussi l'histoire d'Ania, Sasha, Galina... ces Russes qui nous ouvrent leurs maisons, leurs secrets, leurs coeurs. Qui nous livrent leurs histoires, et alors nous touchent. Tout comme Carrère nous livre la sienne. Et nous touche. Me touche.
Or dans UN ROMAN RUSSE il est question de RETOUR A KOTELNITCH. Retour à Kotelnitch c'est des bouts de vie d'habitants de Kotelnitch filmés, montés, liés, aboutissant à ce "film". Beaucoup y verront un mauvais film, de mauvaise qualité et sans but. Pour ma part j'y ai vu de la simplicité, sincérité, réalité. De la pauvreté, de la misère, mais énormément de bonté, de générosité. En filmant le quotidien de ce village perdu au beau milieu de l'immensité du territoire russe, en voulant pénétrer et nous faire pénétrer au coeur de la vie des habitants de ce village, habitants eux aussi perdus, Carrère fut confronté à un drame, l'assassinat d'Ania et son bébé, le petit Liev. Nous voici donc plongés dans la tristesse de ces personnages qui s'étaient ouverts à Carrère et qui grâce à ce dernier nous sont familiers. Retour à Kotelnitch nous ouvre les yeux sur la Russie "moderne", aux antipodes de St Petersbourg et Moscou, avec ses extrêmes si caractéristiques de l'Empire russe. Cet Empire qui me fascine, et par lequel je ne peux m'empêcher d'être touchée.
Pour conclure, cette phrase de Damien SAEZ :
PUISQUE L'ÂME EST LA RICHESSE A ST PETERSBOURG...

jeudi 31 mai 2007

Les chansons d'amour...




Après en avoir beaucoup entendu parler durant le Festival de Cannes je franchis le pas et vais voir Les Chansons D'Amour. J'entraîne deux copines avec, susceptibles d'aimer ce genre de film, même si justement quel est le genre ? Lorsqu'elles me demandent l'histoire, même en gros, j'avoue que je ne sais pas. Il paraît que ça parle d'amour, de ménage à trois, de Paris bien filmé, d'élections car filmé recemment... Ca chante aussi, ça c'est sûr, et les critiques sont majoritairement bonnes !
Voilà ce que l'on savait donc avant d'aller voir le film. Le synopsys n'en disait pas long non plus, ce qui nourrissait la curiosité plus qu'un film qui se résume en 10 phrases, et dont le résumé est une copie conforme du scénario. Images en moins.
Bref, nous voilà dans la salle.
Les chansons d'amour, c'est parti.
Des personnages attachants, une histoire troublante, de belles chansons, de très belles paroles, une simplicité, une réalité, un Paris entier sans hypocrisie ni artifices.
En sortant, l'éternel "t'as bien aimé?". On a aimé. Beaucoup même. Mais si on nous demanderais "c'est quoi l'histoire?", on saurait rien dire de plus que "la vie". Car oui Les chansons d'amour, c'est l'histoire de la vie, de nos vies. De l'amour, mais pas simple, une perte, de la souffrance, des non-dits, de la pudeur, des larmes, des rires, des personnalités différentes, des gens qui se cherchent, des personnes qui se trouvent...
Les chansons d'amour c'est comment chacun de nous réagissons différemment face à un même événement. C'est comment il est difficile parfois (souvent) de poser des mots sur ce qu'on éprouve. C'est comment il est difficile de s'adapter aux changement de la vie quand ceux ci ne nous laisse pas le temps de nous y préparer.
Si certains penseront de ce film "qu'il n'y a pas d'histoire", moi j'ai vu en ce film la réalité. Derangeante, troublante, triste par moment, drôle à d'autres. Réelle. Il semble (il est) extrêment réel, et c'est en cela qu'il est touchant et qu'il touche. Le naturel des images, situations, personnages (et acteurs !), c'est cela qui fait de ce film ce qu'il est. Le tout en chansons (d'amour? pas seulement.).
Conseil du jour : A voir !

lundi 21 mai 2007

Politique academy...


Avec ou sans convictions, intéressés ou non, depuis quelques mois la politique n'échappe à personne et personne ne peut y échapper. La preuve tient en un chiffre, un taux de participation énorme.
Avec ses airs de feuilleton télévisé la politique de ces derniers mois a su, et sait encore nous appâter afin de nous tenir en haleine jour après jour.
Des images, des paroles, de la trahison, de l'amour, des pleurs, de la colère, de l'argent, de la célébrité. Tout y est. Même Plus belle la vie et ses intrigues tous les jours un peu plus invraissemblables, paraît bien pâle à côté de ce Politik' Break que nous offre l'actualité.

Mais justement, n'est-ce pas trop ? Est-ce vraiment le rôle de la politique que de divertir, nourrir les plus pervers côtés de nos esprits ? Doit-elle pour intéresser suivre réellement le rythme de la télévision d'aujourd'hui et prendre des airs de real tv ?

Le monde évolue certes, du moins il change. L'argent est roi, les apparences sont reines. Consommer est le mot clé, la clé est la richesse. Quant à la pauvreté, elle crève les yeux, elle fait crever aussi, mais il paraît que justement « c'est comme ça ». Et alors puisqu'aider le pauvre ne paye pas, on laisse ça comme ça.

Les images priment donc sur les idées, la communication se fait d'images. Du gros, du lourd, du nouveau, du mouvement, du changement. La politique doit intéresser, la politique doit faire consommer.

Gagné. 85%. Gagné aussi pour notre nouveau Président. 53%.

On le disait un pro de la communication, c'était encore en deçà de la réalité. Depuis le 6 mai les images fusent, se bousculent, s'entremêlent, se chamboulent. Il y a du croustillant, du doré, des baisers, du soleil, de la nouveauté, des pleurs, des promesses, du désespoir... Mais si les images se multiplient et s'enchainent, il y a peu de chance pour qu'elles soient oubliées.

Un des premiers épisodes du feuilleton : les tentes du canal st martin, cet hiver. Les images font l'actualité. Les images montrent les problèmes, mais en rien ne les résouds. En ce début de campagne, s'appuyant sur les tentes du canal st martin, des promesses ont été faites par Mr Sarkozy. Plus de SDF d'ici deux ans. Même si le problème n'est plus médiatiquement montré il n'est en rien disparu, et rien n'est oublié.

Quand la communication visuelle lassera, aux images et aux mots devront se substituer les actes, et là aussi l'intérêt sera grand, car justement, les images ont beaucoup monopolisé et éveillé les esprits. Ce n'est toujours que le prélude. A nous de rester vigilents.

lundi 7 mai 2007

Coup de coeur...


The interesting thoughts of Edward Monkton.
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Welcome in AmeriKKKa...

C'est trop ? Peut-être. J'en sais rien. Je sais plus. Mais j'crois pas.
La France avec son histoire, son passé, ses luttes, ses acquis sociaux etc etc. a choisi son nouveau Président, Nicolas SARKOZY, ou l'homme soutenu par Berlusconi et ayant pour modèle Bush. Entre autres.
Nicolas SARKOZY. Sûrement le meilleur acteur de France. Il ne pouvait être que récompensé.
"Répétez un mensonge assez fort et assez longtemps et les gens le croieront", GOEBBELS.
La thèse a été apprise, appliquée, confirmée.
Oui c'est la démocratie, oui il a récolté 53% des voies, oui il l'a remporté haut la main... Oui oui oui... Sauf que tout n'a été, n'est encore (mais ne sera plus...) qu'une belle mascarade.
"Il n'y aura plus d'injustices, je veux redonner l'envie de se battre à ceux qui se sentent oubliés, je ne laisserai personne sur le côté" ...
Qui n'a pas envie de croire en ces beaux mots ? Car les mots sont tout simplement beaux. Adroitement choisis. Excellement bien dis.
Et c'est bien là le problème. Car oui, le problème est que ce ne sont que des mots. Des mots répétés, martellés. Et avec une telle consistance.
Provoquer la peur, et ensuite en récolter les fruits.
Bravo Mr Sarkozy, vous avez fait élire le LIBERALISME sans jamais en avoir exprimé les réelles valeurs, les réelles conséquences. Sans jamais n'avoir cité explicitement le modèle américain, celui qui vous fait tant rêver. L'ultralibéralisme américain. Individualisme. Méritocratie.
Ou autrement dit, "marche ou crève".
"Il n'y aura plus d'injustices". Or le libéralisme se nourrit de cela. Le libéralisme vit de cela.
C'est une belle campagne que vous nous avez offerte. Mentir sans retenue, user de la confiance de beaucoup de gens qui n'y croyaient plus, qui ont peur et qui ont vu en vos beaux mots la réponse à leurs maux.
"Ivres d'inconscience. Triste France."
La pilule est difficile à avaler. Mais "le combat" ne fait que commencer.