J'ai certaine fois l'impression certaine de prendre tout trop à coeur. Et comme pour toute chose, le "trop" n'est jamais bon.
Ca m'a toujours épaté de voir comment certaines personnes s'en foutent. Mais s'en foutent vraiment. Comment certaines personnes ne se sentent pas concernées. Par rien. Jamais.
Je me suis même souvent dis que c'est peut-être ça la solution. Ne s'occuper de rien, ne jamais même se préoccuper de quelque chose. Ne pas s'intéresser, ne pas chercher à comprendre, ne pas chercher, tout court.
Regarder le monde (ou pas), émettre un commentaire (ou non), et oublier. Oui, c'est peut-être ça la clé du "bonheur", ou juste l'échappatoire du pire. Je sais pas.
J'ai bien essayé une fois ou deux de faire "comme si" pour paraître "moins", mais feindre j'arrive pas. Faut toujours que je sois touchée. Plus fort que moi. Tout m'émeut ou m'indigne. Excusez moi.
C'en est fini pour l'intro introspective, place au "coup de gueule" - la raison de l'article.
FLASH BACK (ou anticipation d'un possible futur proche ?) : les émeutes des banlieues.
Je ne reviens pas sur les faits. Informés (desinformés?) on l'a été, les faits on les connait. "Brûle, brûle, Babylone brûle."
Des voitures brulaient. Les gens s'indignaient. Moi la première.
C'est là que j'ai commencé à avoir peur, vraiment peur, pour la première fois de ma vie, j'ai réellement pris peur.
Quel décalage entre ce qui aurait du être et ce qui a été. Tout ça par économie de réflexion.
Privilégier l'apparent à ce qui sous-tend celui ci. J'ai peur.
Alors que la forme était certes violente, celle ci n'était en rien gratuite. Le message, bien que violent, ne pouvait être plus clair. Les flammes traduisaient un malaise, un mal-être, enfoui, tû (pas tellement justement...) depuis des années.
Il est prouvé : de mauvaises pensées non verbalisées peuvent engendrer d'importants dégâts physiques, tel que le cancer.
Les émeutes, c'était en quelque sorte le cancer des banlieusards, le cancer des laissés pour compte.
Pourtant, leurs maux, ils les avaient verbalisés. Mais les mots (maux ?) jugés trop violents car attaquant (verbalement) certains Politiques, ont été condamnés.
A force de contrer les appels au secours, certes toujours violents (mais oraux) traduisant des attaques orales, des actes ont éclaté, tout aussi violents, mais cette fois physiques.
Peut-être allait-on enfin comprendre que la profondeur des problèmes que rappaient quelques uns ne faisait pas lieu de marketting, mais que ce malaise traduisait "simplement" les situations de bon nombre de personnes, écartées, rassemblées, démunies, oubliées.
Je devais être trop utopique une fois de plus, ou bercée une fois de plus par ma naiveté persistante...
Brûler les voitures c'est mal. Sur ça on est d'accord. Oui c'est mal, il faut punir ces causeurs de troubles. Et s'ils persistent à faire les malins, ON "vous en débarassera" (je rapellerais pas par quel moyen) !
Je n'avais alors rien compris. Le problème ne venait pas du système qui avait nourri la "haine" par tant d'indifférence depuis TROP longtemps.
Non, le problème venait de ces jeunes qui "brûlaient des voitures", ben oui quelle idée de brûler des voitures, 'fallait s'en douter qu'ils auraient des problèmes, c'est pas bien !
Alors on a pas cherché à aller au delà des faits, au delà de ce qu'on voyait.
Il n'y avait pas de causes juste des conséquences. On a alors juste tenter de camoufler, une fois de plus. Jusqu'à la prochaine fois.
Et maintenant, je me demande même si ces p'tits "troublions", ou "racailles" (comme aiment les qualifier Messieurs Le Pen et Sarkozy), n'avaient pas en eux des gènes propices à la destruction de voitures.
Ce ne peut être que ça...
Alors on a pas cherché à aller au delà des faits, au delà de ce qu'on voyait.
Il n'y avait pas de causes juste des conséquences. On a alors juste tenter de camoufler, une fois de plus. Jusqu'à la prochaine fois.
Et maintenant, je me demande même si ces p'tits "troublions", ou "racailles" (comme aiment les qualifier Messieurs Le Pen et Sarkozy), n'avaient pas en eux des gènes propices à la destruction de voitures.
Ce ne peut être que ça...
Morale du jour : Il n'y a pas de conséquences sans causes.
1 commentaires:
Bonjour,
A mon tour de laisser un petit message sur ton blog (ça ne te dérange pas qu'on se tutoie?). Il est beau et bien écrit. Continue!
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